Dimanche 15 février 2009 03:02 GMT+1
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La situation en Guadeloupe n'avance pas au niveau institutionnel. Les négociations sont bloquées depuis le départ d'Yves Jégo. Il y a des tentatives plus ou moins désespérées de Victorin Lurel et Jacques Gillot (respectivement président du conseil régional et président du conseil général, tous deux PS, ouverts, intelligents, rompus au pouvoir du discours et du compromis) qui proposent des solutions d'attente (du genre prime de 100 euros pendant 3 mois aux plus bas salaires) pour faire descendre la pression. Mais la mobilisation ne faiblit pas et, au contraire, se renforce. Le collectif LKP a réuni aujourd'hui plusieurs milliers de manifestants dans la commune du Moule pour honorer la mémoire des morts du 14 février 1952 victimes du pouvoir central métropolitain. Le LKP reste sur la base de 200 euros net pour les bas salaires, les retraites et minima sociaux, et ne veut pas entendre parler de "primes". Les petits entrepreneurs se sont (enfin) désolidarisés des gros (dirigés par le MEDEF et la CCI) pour former leur propre collectif et négocier avec le LKP. Les agriculteurs commencent à vendre leurs produits directement sur les marchés, au bord des routes, ou sur leur propre exploitation. Il y a des files d'attente interminables devant les stations service qui ont rouvert vaille que vaille. Quant aux produits exportés de métropole, ils sont bloqués dans des containers sur le port de Pointe-à-Pitre, ce qui bloque la chaîne de distribution. Pour moi, cette crise illustre la vacance totale du pouvoir, de tout système de décision non démocratique. Depuis presque un mois ! Avec une population qui en souffre tout en restant solidaire du mouvement LKP. Certains métropolitains (blancs) solidaires du LKP, par crainte d'être exclus (c'est vrai que la plupart des discours du LKP se font en créole, on comprend plus ou moins alors qu'on est très intéressé...), ont affirmé leur solidarité. Tout ceci pour dire que nous ne sommes absolument pas dans une situation surréaliste, mais tout à fait réelle. Certains évoquent la guerre, le sacrifice. D'autres évoquent la main de Dieu (ici la religion fleurit d'églises en confessions évangéliques), le Christ défendant la cause des pauvres contre les marchants du Temple. On commence à construire une légende autour d'Elie Demota, principal leader du LKP (et de l'UGTG, ne l'oublions surtout pas). Les enfants veulent le toucher, les femmes l'approcher. C'est vrai qu'il est increvable. Il n'a pas reculé d'un pouce depuis janvier. Dans le quotidien "France Antilles" on l'a dit "chabinet poupin". Quelle stupidité ! Tant que le peuple guadeloupéen en sera avec lui, il gagnera. Il le sait. Chaque jour gagné contre le pouvoir lui donne raison. Il ne faut pas plier. Mais le sacrifice, ce n’est pas mon truc...
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Chaque jour je prends mon vélo pour aller acheter mes clopes à Saint-François. De temps en temps en temps, je fais une halte au lolo de la mamy indienne pour acheter de la bière. On fait des rencontres. Avant-hier, j'ai rencontré une nana super black sexy friquée qui cherchait de l'eau de javel pour museler les odeurs de merde qui remontaient de ses canalisations. A la mamy, elle a dit "Merci d'être ouverte", elle a posé sa main sur mon épaule. J'ai aimé son parfum.