En cette fin d’année 1940, il décida de se rendre en France, après que ses trois premiers agents fussent en place, afin de coordonner leurs efforts, d’organiser leurs transmissions et de recruter à Paris « des hommes de premier plan. » En décembre 1940, d'Estienne d’Orves débarque à Plogoff avec son radio, Marty, et un poste émetteur. Il part aussitôt pour Paris sous la fausse identité de Jean-Pierre Girard afin de rechercher, en s’adressant à des amis sûrs, les premiers éléments de son réseau. Il sera arrêté le 21 janvier 1941. En moins d’un mois, il n’aura pas perdu son temps, D’Estienne D’Orves a déjà passé une masse importante de renseignements : l’emplacement des Q.G. allemands dans les différents châteaux des environs de Nantes, les emplacements précis et les plans des dépôts d’essence et d’huile, les sous-marins allemands se trouvant à l’Arsenal de Lorient et bien d’autres informations capitales sur des emplacements stratégiques allemands.
1995, en Allemagne. Le même jour, quatre hommes sont découverts, une ampoule de cyanure brisée dans la bouche, nus, la main droite coupée. Une seule certitude : les quatre hommes sont tous nés dans un Lebensborn, l’organisation la plus secrète des nazis, des haras humains où les SS faisaient naître de petits aryens pour réaliser leur rêve dément d’une race pure. Les autorités allemandes étouffent l’affaire.
Paris, 2005. Anaïs, jeune journaliste, est contactée par un étrange personnage, Vidkun Venner, un riche collectionneur norvégien. Vidkun a reçu une mallette, anonyme, contenant quatre mains momifiées. Quatre mains droites. Il veut qu’Anaïs l’aide à découvrir d’où elles viennent, et pourquoi on lui a envoyé ce macabre colis.
Très vite, la tension monte autour d’Anaïs. A mesure qu’elle avance dans son enquête, des signes inquiétants surgissent, des dossiers d’archives sont volés, des témoins refusent de parler, d’autres… disparaissent. Anaïs en vient à douter : tout s’est-il vraiment arrêté à la fin de la guerre ?
Un terrifiant parcours initiatique dont ni Anaïs ni Vidkun ne sortiront indemnes.
A 34 ans, Nicolas d’Estienne d’Orves, journaliste et écrivain, nous livre, avec ce thriller à la documentation exceptionnelle, une enquête haletante et une extraordinaire exploration du Mal nazi. Source Editions XO



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