Les céréaliers ont longtemps été les grands bénéficiaires de la PAC car les aides sont versées en fonction du nombre d’hectares des exploitations.
Le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer rappelle qu’il y a un an, le ministre Michel Barnier a souhaité que les aides soient rééquilibrées en faveur de l’élevage".
"Quand on ampute de plusieurs dizaines d’euros les aides à l’hectare de chaque producteur de grandes cultures (...) ce n’est supportable que si les prix ne restent pas scotchés à 100 euros la tonne", a-t-il estimé. "On ne règle pas l’avenir de l’agriculture en prenant aux uns pour distribuer aux autres".
"En trois ans, on a perdu la moitié du chiffre d’affaires", rapporte Aymeric Marot, un céréalier venu de Seine-et-Marne en tracteur.
Vêtu d’un T-shirt "Fauchés comme les blés", il explique que sur la même période, "les charges ont augmenté de 30%", notamment à cause du prix du fioul, des charges sociales et des normes environnementales. Cet exploitant souhaite que Nicolas Sarkozy "arrête d’appuyer les écolos pour son électorat". "Sarko + Borloo = revenus 0" résumait une pancarte sur un tracteur.
Ailleurs dans le défilé, un panneau dénonçait le rôle de la grande distribution: "Sarkozy, arrête ton char... Leclerc". Et une banderole rappelait qu’il n’y a "pas de pays sans paysans". Suite dans vos quotidens
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