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Photo animalière | Le guepier d'Europe | Conférence de Didier LAGREZE |



Le guêpier d'Europe

Cet oiseau multicolore de la taille d'un merle nous arrive d'Afrique au mois de mai. Il vient chez nous juste pour se reproduire.

Il vit en petites colonies.

Chaque couple creuse un terrier d'un mètre de profondeur dans le talus sablonneux de la rivière.

Compte tenu de leur vivacité, seule la photo (arrêt sur image) permet de bien appréhender les attitudes de l'oiseau lorsqu'il arrive ou repart de son terrier.



Il réside en lisière de la forêt de Tronçais depuis l’été 2003, ce qui n’est pas un hasard, car il cherchait à s’établir dans un coin où la nature est bien présente.

Didier LAGREZE photographe conférencier animalier
Ceci, de part son amour pour celle ci, les animaux, et la photo. Depuis, il sillonne la forêt jour et nuit pour observer, et photographier un bon nombre d’animaux, avec comme point d’orgue le brame.

Durant celui ci, qui se déroule en septembre, il est à l‘affût deux heures chaque matin, et chaque soir, ce qui avec les trajets, représente pas moins de 6 heures par jour consacrées à cette période fascinante de la vie des cervidés.

Par la suite, il a découvert le Val d'allier qui abrite de nombreux animaux méconnus, voire inconnus du grand public.

C’est ainsi qu’il suit la nidification des cigognes blanches. Depuis un affût situé au milieu d’un pré, il observe une vingtaine de nids occupés à moins de 200 mètres de lui. Fin juin, ce sont quelque 60 cigogneaux qui s'envolent de ces plates formes de plus de 500 kilogrammes chacune.

De la mi octobre à la mi février, deux à trois fois par semaine, il observe les grues cendrées qui sont plus d'un millier à passer cette période entre les champs de maïs dans la journée, et la rivière la nuit.

Mais, sa préférence va à un animal que peu de gens ont vu, car il vit dans l’eau et au bord de l‘eau, sans jamais s‘éloigner de plus d’une trentaine de mètres de la rivière. Et, pour couronner le tout, il est nocturne. Il s’agit du castor. Il passe des nuits à observer une famille, le plus souvent accroupi dans une trentaine de centimètres d’eau, avec son matériel photo. Ceci lui permet de se faire approcher à trois mètres par ces animaux qui pèsent autour de vingt cinq kilogrammes, soit le triple des ragondins. Avec un diaporama sur cet animal intitulé«MES GRANDS COPAINS DE LA NUIT»il vient d'obtenir une mention pour la qualité du documentaire, au festival de la photo nature de Saint Pourçain sur Sioule. Cette année, il a crée une exposition entièrement consacrée à cet animal. Elle comprend 31 photos, des cartes postales, un diaporama, et un livre.

Il s’intéresse également aux rives du cher, ce qui lui vaut notamment de réaliser des clichés inédits de guêpiers en vol durant leur nidification, à proximité de Noirlac. Ces oiseaux multicolores nichent en petites colonies dans des terriers qu’ils creusent dans les talus sablonneux. Il a également découvert des indices de présence d’au moins une famille de castors dans les environs de Saint Amand Montrond.

L'hiver, il nourri les oiseaux avec du tournesol au fond de son jardin,«150 kilos», ce qui lui permet d'en photographier certains qui habituellement ne s'approchent pas des maisons, tels les gros becs, et les pics épeiches.

Pour la suite, il va reprendre ses affûts nocturnes en forêt autour des terriers de blaireaux.

Ce petit ours est parfois mal aimé, ceci surtout par ignorance. Et pourtant, quoi de plus fabuleux que de passer une soirée du mois de mai avec 3 de ces boules de poils qui jouent autour de vous dans l’obscurité de la forêt.

Il réalise la totalité de ses clichés à l’affût, car cela lui permet d’observer les animaux s’en être repéré, et donc de les voir en situation.

Il est clair qu’il ne faut pas espérer réaliser une photo d’un cerf qui brame, si celui-ci vous a vu, entendu, ou senti. Et puis, quelle émotion d’avoir un sanglier ou une biche sous votre affût lorsque vous êtes dans un arbre, ou des grues cendrées qui viennent se poser à cinquante mètres, sans se douter de votre présence.

La photo animalière nécessite des repérages précis. Aussi, lorsqu’il s’agit de retrouver un terrier de blaireaux au beau milieu de la forêt, la carte, la boussole, et surtout le GPS sont les bienvenus.

Pour les sorties nocturnes, l’intensificateur de lumière est un appareil fabuleux. Il permet de se déplacer, d’observer, et de choisir le bon moment pour prendre la photo, dans l’obscurité totale.

Côté technique, pour réaliser de bons clichés avec bien souvent peu de lumière, le photographe est obligé de se tourner vers du matériel encombrant et lourd( 2,5 kilogrammes pour un téléobjectif). Le trépied est aussi indispensable. Il doit être stable, et donc également lourd (3,5 kilogrammes). A cela viennent se rajouter quatre flashs externes, une télécommande sans fil, et un détecteur de mouvements, pour certaines prises de vues nocturnes ou à distance. Les enregistrements des cris des animaux, notamment durant le brame, sont très prisés. Eux aussi nécessitent l’emport de matériel lourd et encombrant. Tout ceci fait qu’à chaque sortie, c’est avec un sac à dos d’un minimum d’une douzaine de kilogrammes qu’il part à travers la forêt ou sur les rives de l’allier et du cher pour rejoindre son affût après bien souvent une demi heure de marche.

Dans ses débuts de photographe, il a exposé ses clichés. Durant ces manifestations, les gens lui posant de nombreuses questions fort intéressantes sur ses observations, il a décidé de passer à une autre forme de partage de sa passion. C’est ainsi qu’il en est arrivé à animer des conférences durant lesquelles il projette et commente ses clichés.

Ces conférences sont un excellent moyen de mieux faire connaître, et si possible apprécier cette nature qui nous entoure.

Toujours avec le même esprit, il a crée un blog qu’il fait vivre en y incluant de nouvelles photos avec les commentaires appropriés à chacune de ses sorties.

Une autre de ses créations est une animation à but pédagogique plus spécialement adaptée pour les enfants. Durant celle-ci, il laisse choisir les animaux dont les enfants vont parler (il en a quelque 150). Puis, il présente son matériel photo, ses affûts, et ses tenues de camouflage.

Souhaitant partager avec le maximum de personnes ce qu’il vit lorsqu’il est à l’affût, il possède tout le matériel nécessaire à ses animations.

Avec son passé d’officier de communication, ce genre d’exercice ne lui pose aucun problème. A tel point qu’il n’a que ses clichés comme fil conducteur, ce qui lui permet de s’adapter à tous les types de public. Cela va des enfants en cours préparatoire aux seniors en maison de retraite, en passant par les associations aussi diverses soient telles.

Tags : Didier LAGREZE, Forêt de Tronçais


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