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La Recette des petits chaussons à la viande et au curry par Jean-Luc Marcastel


On connaît l’œuvre de Jean-Luc Marcastel ,  Simulacre, Le Dernier hiver, Les Enfants d'Erebus ... par exemple , et bien sûr  Louis le galoup .  Dans cette saga  parue  chez Nouvel Angle et jadis chez Les Trois épis, l'auteur offre à ses lecteurs des recettes.... 

Eh oui , elles se trouvent à la fin d'un épisode, comme une gourmandise en attendant la suite des aventures du galoup. 

Par exemple dans le t.2 , Les Nuit d'Aurillac, Marcastel propose  cinq recettes sous le nom générique , La Cuisine généreuse d'Aurillac.


Aujourd'hui  Jean-Luc Marcastel  nous propose sur son mur Facebook,  une recette dont l'intitulé est déjà tout un programme, mais laissons parler le Maître, avec sa précision dans les mots et son humour... 

Ce soir, dans "Les bonnes recettes de PapaGaloup", Jean-Luc Marcastel  vous présente  :

 La Recette des petits chaussons à la viande et au curry

Comme le dit Claude Rich, dans « Le Souper », ce film fabuleux, où il interprète le personnage de Talleyrand : « On n’a qu’une parole, il faut donc la reprendre... »

Et bien moi, c’est peut-être bête, ou mon côté Boy-scout, mais quand je donne ma parole, je ne la reprends jamais. Pire encore je crois en la parole donnée (ce que je peux être naïf quand même ! Remarquez c’est bien pour ça que ce sont les Talleyrand et leurs semblables qui dirigent le monde et pas les Marcastel).

Tout ceci pour dire que je vous avais promis les trois recettes du souper (ah ! Ah ! On y revient) d’hier soir, et, foi de Papagaloup, je vais m’y tenir, en commençant ce soir par les petits chaussons à la viande.

Voyons :

Pour la pâte (oui ce genre de pâte, pas celle du Galoup) 500 gr de farine tout ce qu’il y a de plus basique.

1 bonne pincée de sel

20 cl d’eau.

10 cl d’huile d’olive

Pour la farce :

400 gr de bœuf haché (bon là, je perds déjà tous mes amis et lecteurs végétariens)

1 demi-bol de petits pois (je les préfère congelés, mais si vous n’en avez qu’en boîte...).

Huile d’olive

1 oignon

2 échalotes

1 demi piment vert haché très fin.

1 demi bol de cacahuètes concassées (ou de noix de cajou si vous préférez).

Quelques feuilles de coriandre hachée (soit achetées fraîches et hachées par vos soins soit achetées chez picard déjà hachées je suis pas bégueule)  .

La chair d’une grosse tomate (ou de deux normales).

Sel.

Poivre.

Curry Garam Massala et tikka massala (ou curry générique de chez Ducros ou ailleurs j'ai pas d'action).

Une petite cuillère de graines de cumin.

1 jaune d’œuf.

Bon, vous êtes prêts ? Vous avez tout ? Alors on y va ! 

Sortez une bonne poêle genre « poêle des familles », versez-y un filet d’huile d’olive et faites le chauffer à feu assez vif. 

Pendant qu’il chauffe, attrapez votre bœuf haché (non mais, attrapez c'est une image, une figure de style... Ah comment ça ! Il est encore sur pattes ? Ah ben là, c’est pas mon problème, débrouillez-vous, coincez-le et hachez-le vous-même) et versez-le dans l’huile.

Salez, poivrez et saupoudrez de curry (en ce qui me concerne, j’ai mélangé trois curry différents jusqu’à obtenir le goût que je souhaitais, vous pouvez n’en utiliser qu’un) et faites bien cuire votre viande.

Une fois qu’elle est bien cuite, prenez une assiette et réservez-là.

Arrêtez malheureux ! Ne jetez pas l’huile et ne lavez pas la poêle!

Hachez l’oignon, les échalotes et le piment vert (méfiez-vous avec le piment vert et surtout ne vous touchez pas les yeux, les lèvres, etc. Même après avoir lavé vos mains à l’eau et même une demi-heure plus tard vous risqueriez d’avoir de fort mauvaises surprises...).

Et tant qu’on y est concassez les cacahuètes (oui oh ça va hein ! Arrêtez de rire au dernier rang, vous avez vraiment les idées mal placées !). 

Prenez vos tomates et réduisez-les en pulpe (pour ma part je laisse la peau, mais certains, qui la digèrent mal, préfèrent l’enlever, c’est affaire de goût). 

Et maintenant, allons-y :

Faites revenir l’oignon, les échalotes et le piment dans la poêle ou vous avez fait cuire votre viande (j’espère que vous l’aviez pas lavée, ça aurait été dommage de perdre tout ce délicieux jus de viande au curry). Une fois que l’oignon et les échalotes sont bien transparents, rajoutez-y la viande, puis les petits poids, puis les tomates en purée, les cacahuètes (ou noix de cajou) et les graines de cumin et faites mijoter tout ça à feu doux en remuant de temps en temps une petite dizaine de minutes. Goûtez et rajoutez du curry si besoin, à votre convenance. Vers la fin, rajoutez les feuilles de coriandre hachées.

Sentez-moi ça ? Ça met pas l’eau à la bouche, ça ? Elle est pas bonne la tambouille à Papagaloup ? Une fois les dix minutes écoulées, retirez la poêle du feu (ou de l’induction, ou de la vitro céramique, du dragon (rayez la mention inutile je ne sais pas avec quoi vous cuisinez).

Il est temps de s’occuper de la pâte. 

Dans un saladier, versez les 500gr de farine, creusez au centre un petit trou et versez-y le sel, l’huile d’olive et l’eau... Et après, devinez... Eh oui il falloir, comme on dit, mettre les mains à la pâte...

Bon, et arrêtez de pleurer, je vous avais prévenu avec le piment vert, voilà. Ah ben ça c’est malin ! Et oui ça chauffe. Tenez prenez un mouchoir et croquez un citron ça apaise le feu du piment.

Pour les autres... 

Malaxez donc tout ça jusqu’à obtenir une pâte homogène, lisse et bien souple et laissez reposer 45 minutes sous un linge. 

Après, attrapez votre rouleau à pâtisserie, ou, pour les plus prolétaires d’entre vous ou les étudiants (je suis passé par là aussi) leur vieille bouteille de vin, et étendez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné (quand je dis « plan de travail » c’est des effets de manche pour désigner votre table de cuisine, enfin moi en tout cas c’est là que je cuisine, mais « plan de travail » ça fait tout de suite plus « pro »).

Étirez-la bien, qu’elle soit assez fine, mais pas trop quand même (oui je sais c’est pas précis, précis, mais bon, j’allais pas mesurer à la règle non plus). 

Une fois que vous l’avez bien étendue, il y a deux solutions. Soit vous êtes comme moi et vous avez un jour craqué, chez Lidl, sur les petits machins à fabriquer les chaussons (vous avez pas remarqué, on trouve toujours un truc ou un bidule chez Lidl. On se retrouve dehors avec le cafouillazibule à la main et on se demande soudain quelle idée saugrenue nous est passée par la tête d’acheter ça... Et il arrive même parfois qu’on en ait l’utilité, c’est incroyable non ?).

Si vous avez pas, tant pis, découpez des cercles e 10 centimètre de diamètres environ (prenez une sous tasse par exemple, de la bonne dimension, posez-le sur la pâte et coupez autour (moi c’est comme ça que je faisais quand j’avais pas encore trouvé le tuc de la mort qui tue à prix misérable chez Lidl. Ils sont forts ces Allemands, vous allez juste acheter des pommes, et vous revenez avec un bidule que vous saviez même pas, le matin, que ça existait, mais, qui, soudain, quand vous l’avez vu dans les bacs, vous a paru indispensable). 

Après, et bien c’est tout simple : 

Mettez votre four à chauffer a thermostat 6 ou 180° et sur chaleur tournante si vous avez. Sortez une grande plaque et couvrez-la de papier cuisson. 

Formez les chaussons en prélevant une bonne cuillère de votre appareil et en le déposant dans votre cercle de pâtes (donc pas jusqu’au bord) repliez le cercle et soudez les bords avec les doigts.

Posez-les sur la plaque. 

Quand vous avez terminé, munissez-vous d’un petit bol, cassez votre œuf (ah non ! Ça va pas recommencer au fond !) séparez le jaune du blanc. Conservez le jaune dans le bol, ajoutez-y une cuillerée d’eau, touillez avec une fourchette, puis, à l’aide d’un pinceau (oui, oui, un pinceau, la cuisine et la peinture ont beaucoup plus en commun qu’on le croit, la preuve on trouve des croûtes dans l’une et dans l’autre) badigeonnez artistiquement vos petits chaussons (j’insiste, artistiquement, que le geste soit aérien et léger, presque une chorégraphie). 


Bon alors je vous le dis tout de suite, le jaune d’œuf ne va pas changer foncièrement le goût de vos chaussons, mais leur conférera un aspect luisant, lustré et appétissant du plus bel effet. 

Eh bien maintenant, il ne vous reste plus qu’à enfourner... Pour le temps de cuisson, je dirai une vingtaine de minutes, mais c’est pas précis, précis, ça dépend de votre four. Le temps de cuisson, c’est un peu « a bisto de nas » comme on dit chez moi (traduisez « à vue de pif »). Quand vos chaussons ont une belle couleur dorée et luisante comme il faut, arrêtez-les avant qu’ils ne soient trop cuits. Testez quand même la pâte avec un couteau pour voir si elle est cuite, et sortez du four.
Vous pouvez les servir tout de suite, ou bien les garder de côté et les faire réchauffer avant de les servir accompagnés d’une salade (si, si, une salade, c’est vert et c’est très bon ).

Régalez-vous bien ! Ce sera tout pour ce soir. La cuisine ferme.


Texte et images, Jean-Luc Marcastel



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