Malone03 Bourbonnais est un blog sans prétention où il est question du département de l'Allier, en fait de quelques communes du Nord-Est comme Sorbier, Vaumas Châtelperron, Saint-Léon, Saint-Pourçain-sur-Besbre ou Thionne... Mais pas seulement . Il est aussi question de recettes, d'informatique, de cartes postales, de métiers anciens, d' adresses d'artisans et de commerçants, d'hommages et de jardinage... Il y a 1050 messages publiés dont la qualité n'est pas égale, et Vous chères lectrices et chers lecteurs Vous trouverez tous les messages ici par ce lien. Malone03 fête ses dix ans d'existence au mois de juillet 2017. Il fut une sorte de pionnier dans la région, aujourd'hui toutes les communes, toutes les entreprises possèdent leur site et leur blogue... donc il a fallu s'adapter et les histoires des anciens, du petit caillou inconnu m'intéressent comme beaucoup d'entre Vous.

ALLIER SAINT-LÉON | VISITE DE L’ÉGLISE DE MONPERROUX

SAINT-LÉON VISITE DE L’ÉGLISE DE MONPERROUX
Église de Montperroux 2 août 2017
Depuis toutes ces années passées dans notre belle région, je l'ai souvent regardée ou simplement aperçue mais jamais je ne l'avais visitée. Et pour cause puisque l'église est située dans une propriété privée.

C'est en participant à la messe du 30 juillet 2017 et lors d'une seconde visite le 2 août que j'ai pris ces images avec l'aimable autorisation des propriétaires. Une chance énorme selon une paroissienne, c'est la première messe qui se déroule ici depuis 1802 !


Le dernier prêtre

"Il fallait bien que ce monde change mais la Révolution et devenue Terreur. Et à mon tour je vais être emporté. Les certitudes rendent les hommes aveugles et fous. Elles peuvent dévorer leurs cœurs et les changer en bêtes".

Le dernier prêtre, de l'église de Montperroux de 1790 à 1792 fut le père Jean-Baptiste Bargeon, "né à Mariol, prêtre fidèle, réfugié , pendant la Révolution à Châteldon - en 1796 , servant Rois (P. de Dôme).

Il partit de Saint-Léon pendant une période troublée, comme le pape Alexandre III qui se réfugia à Clermont au  XIIe siècle...


Le Concile de Pavie et Alexandre III

À la mort du pape Adrien (1er septembre 1159), le conclave des cardinaux est divisé d’autant plus qu’il existe à cette époque un parti italien et un parti impérial (Saint Empire Germanique qui fut créer en 992 et que Napoléon 1er supprima en 1806)  soutenant respectivement deux candidats, les futurs Alexandre III et Victor IV. Roland Bandinelli, à peine élu (7 septembre 1159), sous le nom d'Alexandre III, se voit ainsi opposer Victor IV (antipape de 1159-1164) qui réussit à prendre militairement possession du Vatican.

Mais les grands États catholiques (France, Angleterre, Sicile, et royaumes ibériques), après avoir réuni un autre concile dans la collégiale Saint-Pierre de Neuf-Marché reconnaissent, eux, Alexandre III.

C'est la guerre, et Alexandre III doit se réfugier en France à partir de 1162. Il arrivera à Clermont, le 14 août 1162.

Bulle de confirmation des biens et privilèges de l’abbaye de Mozac (15 juin 1165)

Les fac-similés en latin de la bulle de confirmation se trouvent à l'intérieur de l'église de Montperroux, en voici la traduction :


"Alexandre, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à ses bien aimés fils, Pierre, abbé du monastère de Mozac et les frères tant présent qu’à venir, engagés à vivre selon la Règle pour toujours. Toutes les fois que nous est demandé ce qui est réputé convenir à la religion et à l’honnêteté, il faut céder à notre âme aimante et joindre un suffrage favorable à ceux qui formulent cette demande. À cause de cela, fils aimés de Dieu, nous accédons avec bienveillance à vos justes sollicitations et à l’exemple de notre prédécesseur Adrien, saint pape, nous prenons sous la protection de saint Pierre et la nôtre, le monastère précité où vous êtes assujettis au service de Dieu et nous l’affermissons par le privilège du présent acte. Statuant d’abord que l’ordre monastique, qui a été notoirement institué dans ce monastère d’après Dieu et la règle de saint Benoît, soit observé perpétuellement et sans défaut. Ensuite, quelles que soient les possessions, quels que soient les bien que ce monastère possède à présent, justement et canoniquement, ou qu’il pourrait obtenir à l’avenir, avec l’aide de Dieu, par la concession des pontifes, par la munificence des rois ou des princes, par les dons des fidèles ou d’autres justes moyens, que ces biens demeurent fermes et entiers pour vous et vos successeurs.

Tous ces biens, nous avons décidé de les nommer chacun par leur nom : l’église de Saint-Hilaire et sa chapelle, l’église de Giat, l’église de Mérinchal, l’église de Bort, l’église de Voingt avec la paroisse de Fernoël, l’église de Royat avec ses appartenances, l’église du château et la chapelle de Pontgibaud, l’église de Saint-Ours, l’église de [Saint-Georges-de-] Mons avec la chapelle du château, l’église de Saint-Hippolyte, l’église de Volvic et la chapelle Sainte-Marie, l’église de Marsat, l’église de Ménétrol, l’église de Cérey, l’église de Saint-Coust, l’église de La Cellette, l’église des Alloches, l’église de Saint-André de Pagnans, l’église de Saint-Bonnet-des-Champs, l’église de Rochefort avec la chapelle du château, l’église de Denone, l’église de Saint-Germain avec la chapelle du château, l’église de Saint-Rémy, l’église de Seuillet, l’église de Creuzier, l'église de Loriges, l’église de Cos, l’église de Saint-Désiré, l’église de Droiturier avec l’église Saint-Priest et la chapelle de Lapalisse, la chapelle de Bociaco, l’église de Saint-Ambroise, l’église de Montpeyroux, l’église de Saint-Denis, l’église Saint-Léonce, proche de votre monastère, l’église de Saint-Laurent, l’église de Saint-Paul, l’église de Saint-Calmin et l’église de Saint-Martin, avec ses dépendances de Primiliac, Tauriniac, Mabiliac, Saulzet, Plombere, Manzat et Mirabel avec la vallée adjacente. Les terres du fief du Crest et du seigneur de Rochefort en Lubartés, tout ce qu’il y avait dans le fief du seigneur de Chamalières et du seigneur du Pont. Les terres du fief du Châlus et du seigneur de Tournoël, du seigneur de Thuret, du seigneur de Montgacon, du seigneur d’Ennezat et du seigneur de Cébazat, les terres qui étaient dans le fief du seigneur de Montpensier, et du seigneur d’Escolles, et du seigneur de Saint-Germain.

Par la volonté divine, nous statuons aussi que nul ne puisse imposer de nouveaux et illégitimes usages ou perceptions dans ce monastère ou dans ses églises. Nous accordons aussi qu’en ce lieu, la sépulture soit libre, de sorte qu’à ceux qui auront décidé de s’y faire enterrer, par dévotion et selon leur dernière volonté, si bien sûr ils n’ont pas été excommuniés ni frappés d’interdit, nul ne s’oppose, sauf cependant le droit des églises paroissiales, par qui les dépouilles des morts doivent être pris en charge. Que tu quittes ce monde, toi pour l’heure abbé de ce lieu, ou n’importe lequel de tes successeurs, il n’en est pas un ici qui, par quelque machination subreptice ou par la violence, doive occuper la première place, si ce n’est celui que les frères, d’un commun accord, ou bien la meilleure part du conseil des frères, auront projeté d’élire, selon Dieu et la règle de saint Benoît.

Nous décidons qu’il ne soit permis à personne d’avoir l’audace de bouleverser le monastère précité, ou bien de ravir ses biens, de conserver les fruits de ce rapt, de les amoindrir ou de les épuiser par de mauvais traitements de toutes sortes, mais les biens de ceux pour la gestion et le soutien desquels ils ont été concédés, soient conservés dans leur intégrité, sauves l’autorité du Siège apostolique et la justice canonique de l’évêque diocésain. Si donc, dans le futur, un clerc ou un laïc, connaissant la lettre de notre constitution, essayait, déraisonnablement, de venir la contrarier, après avoir été averti deux ou trois fois, s’il ne réparait pas sa faute de façon convenable, qu’il soit privé de sa dignité, de sa puissance et de son honneur, qu’il sache qu’il est l’objet du jugement divin qui statue sur l’injustice commise et qu’il soit écarté du corps et du sang très saints de Dieu et de Notre Seigneur et Rédempteur Jésus-Christ, enfin qu’il soit soumis lors du Jugement dernier au plus sévère châtiment. Mais que la paix de Notre Seigneur Jésus-Christ soit avec tous ceux qui servent ici ses droits et que dans une certaine mesure, ils recueillent ici-bas les fruits de leurs bonnes actions et que par devant le Juge sévère, ils reçoivent les récompense de la paix éternelle. Amen. Amen. Amen.

Moi, Alexandre, évêque de l’Église catholique, ai souscrit, Moi, Hubaldus, évêque d’Ostie, ai souscrit, Moi, Bernard, évêque du port du Tibre et de Sainte-Ruffine, ai souscrit, Moi, Gaultier, évêque d’Albe, ai souscrit, Moi, Hubaldus, du titre de l’église de la Sainte-Croix de Jérusalem, prêtre, cardinal, ai souscrit, Moi, Jean, du titre de l’église de Sainte-Anastasie, prêtre, cardinal, ai souscrit, Moi, Guillaume, du titre de l’église de Saint-Pierre-aux-Liens, prêtre, cardinal, ai souscrit,
Moi, Jacintus, diacre, cardinal de l’église de Sainte-Marie in Cosmydio, ai souscrit,
Moi, Oddon, diacre, cardinal de l’église de Saint-Nicolas in carcere Tulliano, ai souscrit,
Moi Boso, diacre, cardinal de l’église de Saint-Côme et Saint-Damien, ai souscrit,
Moi, Cinthyus, diacre, cardinal de l’église de Saint-Adrien, ai souscrit,
Moi, Pierre, diacre, cardinal de l’église de Saint-Eustache près du temple d’Aggripa, ai souscrit,
Moi, Manfred, diacre, cardinal de l’église de Saint-Georges ad velum aurum, ai souscrit,

Donné à Clermont, de la main de Hermann, sous-diacre et notaire de la sainte Église romaine, le 17 des calendes de juillet, la 13e indiction, l’année 1165 de l’Incarnation du Seigneu, 15 juin 1165, dans la 6e année du pontificat du pape Alexandre III.

Architecture


L'image représente la façade Ouest avec l'entrée et son clocher-mur, un mur unique percé de deux baies destinées à accueillir les deux cloches. L'église est composée d'une nef, d'un transept et du choeur. Les murs de l'édifice sont constitués de  pierres de grès rouge de Liernolles.



La charpente ici de la nef  mélange deux styles celui du XIe siècle et le plus récent côté Ouest du 17e siècle. C'est ce dernier que vous voyez. 

Sur les murs Nord ( à droite ) , il y a des vases acoustiques en ligne comme il y a des pots acoustiques  sur le mur de la partie Sud,  autour des fenêtres.  


Le bénitier de l'église de Montperroux date de 1611. Il se trouve actuellement dans l'église de Saint-Léon.


Vue de la charpente du XIe siècle de la nef, côté Sud, côté chœur.

Vases acoustiques autour de la deuxième fenêtre côté Sud. Il y a près d'une vingtaine de vases dits acoustiques dans l'église de Montperroux, et à cette heure, les hommes d'église, les archéologues et les acousticiens n'en ont pas percé les mystères.

"Au sein de nos églises se cachent des orifices que l’œil non averti peut aisément confondre avec les trous de boulin, plus classiques , ayant servi à soutenir les échafaudages installés pendant la construction des édifices. Mais derrière ces trous se trouvent des pots en terre cuite, placés là par les bâtisseurs médiévaux.

Ces poteries ont été découvertes au XVIII ème siècle à la faveur de rénovations et se sont révélées être présentes dans bon nombre d’églises, non seulement en France, mais aussi dans tout le reste de l’Europe."

Référence : Compte rendu du stage de recherche effectué au Laboratoire d’Études Aérodynamiques dynamique des fluides – CNRS UMR 6609 à Poitiers.

La Vierge en bois de l'église de Montperroux se trouve dans le choeur au-dessus de l'autel. elle est surmontée d'une coquille Saint-Jacques.  

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